Vitraux sur séjour

Petit patrimoine – Les vitraux Vitraux sur séjour Boulevard d’Arcole, vers 1870 Deux fenêtres entouraient une baie décorée d’iris aujourd’hui disparus. Elles laissent deviner le paysage au second plan, et, à gauche, une magnifique porte cochère représentée plus loin. Rue des Chalets, vers 1880 Dans la même pièce, une fenêtre et une porte-fenêtre donnant sur le jardin. Même décor sobre, lumière très douce (orientation nord et ouest). Rue Volta, vers 1910 Les vitraux de la double fenêtres (à gauche) sont les originaux de 1910. En 1960, une copie d’un vantail de la fenêtre est demandé (à droite). Les couleurs n’ont pu être reproduites à l’identique mais l’harmonie est préservée. Rue Roquelaine, 1907 Contrairement à celui des feuilles entourant le décor, le dessin des fleurs d’iris est très réaliste. Elles ne sont liées que par un fil. Porte donnant sur le jardin Rue du Capitaine Escudié, vers 1910 Deux vitraux symétriques encadrent ici le conduit de la cheminée du salon. Vue de l’intérieur le jour. Ci-dessous, même maison, même pièce : vue de l’extérieur en début de soirée, puis de l’intérieur vers midi. Architecte Masquet et fil. Rue des Chalets, vers 1910 Photo intérieure,  Architecte Joseph Galinier (?) Rue de la Balance, 1908 Deux maison jumelles ont été construites par le même architecte E. Frézouls en 1908, pour lui-même et pour sa sœur. Vitraux, peintures murales, mosaïques au sol. Rue du Commissaire Philippe, vers 1900. Remarquer la persistance du cadre rouge grenat, mode ou marque de fabrique? Même maison, à l’étage au-dessus. Super la photo, on croirait connaitre ces dames tellement leur expression nous est proche.On voit que le vitrail est presque neuf (les soudures brillent beaucoup). La rue Leyde (maintenant Commissaire Philippe) s’est bâtie surtout entre 1896 et 1906, voire 1911 (57 habitants en 1896, 178 en 1906, 199 en 1911). La photo pourrait avoir été prise en 1912, cette date figurant sur une des boites de plaques photosensibles retrouvées dans le grenier. Rue de la Balance, 1908 Maison de Berthe Gesta (ou maison voisine), fille de Louis Victor Gesta. Verre lisse au centre de la fenêtre, verre mécanique pour les motifs floraux. Les fils Gesta étaient également verriers, l’aîné, Henri-Louis-Victor, dans les ateliers occupés par le père avant son décès, les autres 17 rue de la Balance (voir l’extrait de l’Express du Midi en début de page Les-vitraux). Ils se sont fait une concurrence féroce visible dans les communiqués publicitaires paraissant dans les journaux et annuaires de l’époque (à gauche extrait de l’Express du Midi en 1895). Ils semblent réconciliés après la faillite de l’ainé vers 1901. Le vitrail a sans doute été réalisé par un des frères de Berthe. Rue Franc Photos Patrizia Ciambelli rue Godolin, 1923   Cournac : architecte et propriétaire. Très beau dessin ici pour cette maison remarquable et protégée dans le PLU. Pour faire ressortir les détails on a dû pousser la saturation ce qui explique les différences de couleur sur la grille en bas de l’image. Exterieur Intérieur Rue Saint-Hilaire, vers 1925 L’utilisation alternée de morceaux de verre lisses / grumeleux renforce les contrastes dans la luminosité, effet également recherché avec l’inclusion de cabochons. Avec ce décor, contemporain du précédent, on arrive ici au style Arts décoratifs. Rue des Chalets, 1895. Verrière signée A. Doumerc. Visibles depuis la rue. A la facture classique des vitraux s’est opposé le procédé des vitraux peints. Pour cette très grande verrière, le verrier a décalqué sur chaque carré de verre le dessin aquarellé du maitre verrier avant de déposer la peinture cuite ensuite au four. Ce grand décor (3m x 2 environ) occupe une bonne partie d’un des murs du séjour. On distingue les immeubles de l’autre côté de la rue. Rue Claire Pauilhac, vers 1870. Une « grisaille » bien encadrée. décor d’architecture à l’antique habité par une colombe et son nid et agrémenté de plantes fleuries. Pas de siganture visible, dommage. La peinture des plantes au premier plan se décole de la grisaille. Sur le côté gauche de la verrière précédente, d’autres fenêtres s’ouvrent sur des volets malheureusement coincés en position basse . Même atelier inconnu. Rue du Commissaire Philippe. Double porte entre séjour et véranda. Dessin précis et motif précieux vont de paire. Du vase aux anses dorées semble sortir un visage composé de l’ouverture du vase lui-même pour la bouche, de la tige au-dessus pour le nez et des feuilles pour des yeux énigmatiques…… rue d’Orléans 1925 Salle à manger. Le décor ci-dessous présente, comme beaucoup d’autres de la même époque, un motif floral aux deux extrémités, plus important en bas, et une partie centrale qui s’élargit à hauteur des yeux. rue Commissaire Philippe, vers 1880 Cette façade est entièrement équipée de vitraux de modèles proches. Sur la photo on distingue des stries sur les parties centrales du vitrail, elles sont dues au plafond ouvragé de la pièce derrière la fenêtre (voir la page peintures murales). Sur la seconde photo, même immeuble mais fenêtre au premier étage en fin d’après-midi. rue Claire Pauilhac. Cette verrière n’est pas datée, elle est postérieure à 1932. Le style est assez proche d’une loggia bd Matabiau. Ancien élève du père Gesta, Louis Saint-Blancat a eu beaucoup d’adresses a Toulouse : 7 puis 9 rue Saint-Etienne, puis 67 rue Riquet, puis 8 rue Bachelier (1886), puis boulevard 11 Matabiau (1905), puis 36 rue Volta (1911). Il a été actif de 1880 à 1911 ; verrières datées jusqu’en 1932(avec H. Moulenc). Henri Moulenc, associé, lui succède en 1932. boulevard Matabiau,  1890 Au rez-de-chaussée, le décor du jardin s’intègre dans celui du vitrail. Au premier étage le haut de la haie apparait dans le même dessin (dû, probablement, à l’atelier Gesta).  Rue de la Concorde, vers 1905 Deux portes-fenêtres perpendiculaires (nord-ouest / nord-est) dans la même pièce, vers 10h30. Certains motifs rappellent beaucoup les précédents, géographiquement très proches. bd Matabiau, vers 1900 Grande baie dans une maison, doubles-vitres côté boulevard. Petit mélange exubérant de chardons et clématites. Les formes des végétaux sont plus naturelles que celles, plus stylisées, des verrières vues précédemment. Ce décor pourrait annoncer le retour de Saint-Blancat, ancien élève du père Gesta,

Portes avec impostes

Petit patrimoine – Les vitraux Les portes avec impostes De nombreux ensembles ont été dessinés dans une même harmonie, fin 19ème ou début 20ème siècle. On en trouve surtout dans le carré près du canal entre les rues de la Concorde et Matabiau, et quelques uns rue de la Balance et rue des Chalets ou encore rue du Capitaine Escudié. La partie vitrée des portes d’entrée d’immeuble est dotée de grilles dont le dessin suit parfois précisément celui du vitrail, voire le complète heureusement. Le verre utilisé est majoritairement à relief (mécanique ou imprimé) pour masquer la vue depuis la rue. Rue des Chalets, vers 1890. Le verre de la porte est en relief (verre imprimé ou mécanique) Rue Volta, vers 1900. Très joli ensemble avec cabochons, cives, grille… Bd Matabiau, ici encore une complémentarité intéressante entre vitrail et grille Rue du capitaine Escudié Rue de Coulmiers Rue de la Concorde, 1905 Commissaire Philippe, maison à côté de la précédente Rue des Chalets : deux portes successives en entrant. Architecte Cournac, début 20ème. rue Franc, fin 19ème Rue du capiatine Escudié Détail de la porte précédente : une fleur sort du disque supérieur Rue Volta, avant 1900 Bd Matabiau Entrée bd Matabiau (22). Les murs sont peints à la main. Très jolie grille 1900, mais seule l'imposte est équipée… Rue de la Balance, 1908 (remontage) Reconstitution à partir de l'imposte et d'un des vitraux démontés suite au bris. Cre Philippe Rue Roquelaine, 1907 Rue des Chalets : vue depuis la cage d'escalier vers la rue Rue de la Concorde Rue Volta, vers 1880 Les grilles de la porte précédente épousent étroitement le dessin du vitrail la porte peinte en bleu précédente mais vue de l'intérieur Bd Matabiau (intérieur) Rue Saint-Hilaire (sous un passage vers le jardin) Rue Agathoise, 1890 Rue du Cre Philippe. La porte est en contrebas du séjour, l'imposte au décor plus riche au niveau des yeux. Rue Saint-Honest, 1900. La vue intérieure révèle un dessin et une palette inhabituels dans le quartier. la porte peinte en bleu précédente mais vue de l'intérieur Rue des Chalets : porte sur rue, vue intérieure. La grille est une part essentielle du décor.

Mystérieuses impostes

Petit patrimoine – Les vitraux Mystérieuses impostes Parfois une imposte surmonte une porte d’entrée qui ne comporte pas de vitre, ou seule l’imposte est éclairée. Le passant se trouve en face d’un pavé de lumière qui renforce la pénombre qui l’entoure, la façade alors disparait mais la place du rêve augmente… Toutes les impostes photographiées sont uniques (mais les menuiseries souvent identiques), on est loin de la fabrication en (petite) série constatée avec les antéfixes et les lambrequins et, à un moindre degré, les mascarons. Retrouvez l’artcile sur les portes avec imposte avec vitraux. Rue de la Balance 17, Louis et Gabriel Gesta ont habité la maison vers 1895-1905 Rue de la Balance 17, Louis et Gabriel Gesta ont habité la maison vers 1895-1905 rue Saint-Hilaire, vers midi Rue Saint-Hilaire. Remarquez le rôle des cives bleues dans cette faible lumière (22 heures) Rue des Chalets, en matinée depuis l'intérieur Rue des Chalets, en soirée Rue Mérimée Rue Franc Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau, extérieur nuit Bd Matabiau, même maison (intérieur, jour) Rue Perbosc Rue des Chalets, photo intérieure Rue des Chalets, photo extérieure Rue Volta ? Rue de la Concorde Rue du Cre Philippe Bd Matabiau Rue Franc Rue d'Orléans Rue Perbosc, 1911 rue Volta (1906) Rue de la Concorde Rue de la Concorde Rue Franc Rue du Printemps Rue Godolin – Architecte Cournac 1923 rue Franc Rue Ingres, fin 19ème Bd Matabiau Rue Volta, 1910 Maison du Commissaire Philippe Bd Matabiau, vers 1900 Rue du Capitaine Escudié. Masquet arcitecte, 1910 Rue Volta Bd Matabiau Bd Matabiau, photo intérieure rue Volta, de jour, couleurs renforcées Même imposte, rue Volta. La jolie grille intérieure masque un peu trop le dessin. rue Volta rue Volta Rue du Printemps Rue Volta rue Saint-Honest, photo intérieure de la totalité de la porte page précédente Rue du Printemps, vue extérieure Rue du Printemps (1903), vue intérieure Avenue Honoré Serres, à 50 mètres de l'atelier Gesta, 1904. Rue Volta Rue Volta rue de la Balance, de jour, couleurs renforcées rue Matabiau Rue Volta (?)- Même dessin que rue du Printemps rue de Coulmiers, Masquet archi, 1926 ? rue de Coulmiers, même que précédente, mais vue de l'ntérieur Bd Matabiau, fin 20ème. Rue Ingres, vers 1900 Rue de Chateaudun

L’église Saint-Hilaire

Petit patrimoine – Les vitraux L’église Saint-Hilaire Henri Guérin (1929-2009), avec Colette son épouse et leurs cinq enfants, s’installe à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse en 1961. C’est là, dans son atelier ouvert sur un jardin, qu’il réalise, toujours en solitaire, ses vitraux en dalle de verre et ciment aux compositions généralement abstraites. L’œuvre vitrail de Henri Guérin est immense et comporte plus de cinq cent cinquante références, dans des édifices religieux, des bâtiments civils, des demeures privées et lieux publics, essentiellement en France mais aussi à l’étranger (Suisse, Canada, USA, Japon, Cameroun etc..). Ci-dessous, des citations d’Henri Guérin extraites de son site internet henriguerin.com : La lumière« Depuis toujours la lumière est ce qui m’intéresse le plus, au calme ou en mouvement avec ses accents d’ombre qui donnent au vitrail sa gravité spécifique, joie mesurée, contenue. Le vitrail, c’est pour moi comme les mains sur le visage, la lumière filtre entre les doigts, espace à l’intérieur pour le silence. » La matière« Le verre a ses limites, comme tout matériau. Il a des qualités spécifiques, angulaires, fragiles, instables dans la lumière, matière rude et somptueuse à la fois dont il faut se méfier pour les effets faciles. Je joue la coloration dans la masse, taillant dans son épaisseur pour dégrader vers la clarté, pour le passage d’un ton sur un autre, créant de grandes souplesses harmoniques. »

Portes-fenêtres sur jardin et vérandas

Petit patrimoine – Les vitraux Portes-fenêtres sur jardin et vérandas Premier degré du vitrail : des simples verres de couleurs, souvent très gaies, équipent une imposte au-dessus de la porte donnant sur l’extérieur (rue Ingres, vers 1890). On parle alors plutôt de vitrerie. Le verre utilisé est souvent plat puisqu’on n’a pas besoin de masquer la vue qui donne sur un espace privé, le jardin. On peut remarquer que les verriers ont travaillé en utilisant des couleurs complémentaires. Les ombres colorées projetées sur les murs ou le sol ravissent les enfants (moi aussi…) Très jolie composition qui s'ouvre sur une cour boulevard d'Arcole. Les passages vers les jardins ont des portes très ornées, mais certaines ont disparu. Les couleurs utilisées se retrouvent souvent d’un porche à l’autre. Rue de la concorde vers 1884 Bd d'Arcole Bd d'Arcole Rue des Chalets. Seule l'imposte a gardé des couleurs Rue Saint-Henri. La peinture a été bien choisie. Rue Ingres, fin 19ème Rue de la balance, 1908 Rue Perbosc, vers 1905 Rue Saint-Henri, vers 1870. On se serait volontiers passé du grillage. (Photo R. Pech) Avenue H. Serres Rue de la Balance. Fin 19ème. Des initiales sur fond dépoli ont été ajoutées à l'imposte Les impostes en verre coloré Elles sont innombrables dans le quartier, et comporte souvent une zone centrale en verre mousseline. Les formes sont également très variées même si les principes géométriques du dessin sont finalement peu nombreux. Une seule imposte moderne, curieusement dans une maison qui a peut-être été habitée par Saint-Blancat quand il s’est installé dans le quartier en 1905. Voici quelques images prises la nuit, on peut facilement continuer à photographier ces compositions très décoratives. Qui s’y colle ? Une bonne bouteille en récompense !

Les médaillons

Petit patrimoine – Les vitraux Les Médaillons Le médaillon est un ornement de sculpture ou d’architecture de façade ou de plafond, peint ou en bas-relief, et inscrit dans un cartouche circulaire ou elliptique.On y représente généralement un portrait, une allégorie ou des attributs de métier, et quelquefois, une scène commémorative. Par extension, tout cartouche (quelle que soit sa forme) portant ce type de décor est appelé médaillon. On parle de médaillon triangulaire, quadrangulaire. Source : Wikipédia Ces portraits peints sont enchâssés dans la partie supérieure d’une porte d’entrée. Les autres médaillons forment le centre d’une verrière. On comprend l’importance de la formation suivie aux Beaux-Arts par beaucoup des maîtres verriers.  1870 / 1880 / 1908 / 1915 (?)

Vitraux intérieurs

Petit patrimoine – Les vitraux Vitraux intérieurs Parfois les portes qui séparent deux pièces sont aussi équipées de vitraux, et même de très grands vitraux s’il s’agit de portes doubles dont l’ouverture permet de transformer deux pièces de dimension moyenne en une très grande. On peut les apercevoir de la rue si on est attentif, mais il est impossible de les photographier.Alors on compte sur vous pour nous aider, merci. Boulevard d’Arcole, vers 1870 Bordures rouge-blanc-jaune à motif répétitif et écoinçons en forme de fleur. La cage d’escalier s’ouvre sur le séjour, lui-même éclairé par des vitraux. Rue Volta, 1906 On regarde l’entrée depuis un grand vestibule (rue Volta, 1906) Au travers de la porte ci-contre, on distingue l’imposte au-dessus de la porte d’entrée Rue Godolin – Cournac – 1923 Séparation dans le couloir Rue du capitaine Escudié Porte de séparation entre vestibule et cuisine. Rue du Printemps (1902-1903) Dessin inhabituel avec les quatre cives regroupées dans le haut. Les entrelacs rappellent une imposte rue de la Balance dans l’immeuble de Gabriel Gesta (n°17). Séparation entre vestibule et puits de jour (maintenant salle de bain). Rue d’Orléans Recto-verso d’une porte d’entrée de cuisine, le grain des verres utilisés et la différence de luminosité a des conséquences importantes sur la perception des couleurs. Rue Volta Porte de séparation entre vestibule et cuisine. Le motif se retrouve sur beaucoup d’impostes, mais jamais tout à fait identique. Importantes différences de nuances selon l’éclairage. rue du capitaine Escudié Deux portes ont été supprimées à l’intérieur de cette maison. Les vitraux ont été récupérés et montés sur des portes de placard. Le montage photo ci-dessous a été réalisé à partir d’une des portes. rue Claire Pauilhac – deuxième moitié 19ème Trois paires de portes  intérieures. Utilisation de verre sablé et/ou gravé à l’acide pour les deux premières. Vitres peintes pour les suivantes en vis à vis, le fer forgé joue un rôle important pour la dernière paire également placée en vis à vis dans un couloir. Rue Perbosc, vers 1905 Entre la porte sur rue et le couloir, une verrière dans une porte double forme une entrée. Monogramme RB (Rech – Bordes, couple qui acquit la maison en 1913. Peut-être est-ce le même Bordes Bernard, négociant, qui a racheté le château après la mort de LV. Gesta en 1894 ?). Beau travail sur cette maison construite par Dandrac entre 1902 et 1909. Le terrain appartenait auparavant à Louis Gesta, troisième fils du maître verrier, fondateur de la manufacture avenue Honoré Serres. Rue du capitaine Escudié, vers 1895 Eclairage artificiel en bas de cette double porte qui ne sert plus qu’au décor. Cives ouvragées et médaillon avec diable peint en jaune (oxyde d’argent). Rue Volta, vers 1910 Imposte au-dessus d’une porte de salle de bain.Cette jolie porte sépare l’entrée sur rue du vestibule. Boulevard Matabiau, vers 1880 Cette jolie porte sépare l’entrée sur rue du vestibule. Boulevard Matabiau, vers 1880 Maison voisine de la précédente, porte de séparation entre l’entrée sur rue et le vestibule. Salle de bains Peu de décors originaux. La maison de Berthe Gesta n’a conservé que deux vitraux, dont un peint avec minutie; il éclaire encore la salle de bain à travers un décor largement aquatique. Cette maison est voisine de celle des jeunes Gesta (Louis et Gabriel) qui font, depuis le 17 rue de la Balance, concurrence à leur ainé Henri Louis-Victor qui a conservé l’atelier du père maître verrier (actuellement garage de réparation automobile avenue Honoré Serres).  

Dans les cages d’escalier

Petit patrimoine – Les vitraux Dans les cages d’escalier Dans les immeubles civils comportant plusieurs étages, la cage d’escalier a souvent permis la pose de vitraux importants en hauteur. En revanche, les motifs sont plutôt géométriques et répétitifs. Cependant certaines cages d’escalier font partie d’une entrée à l’aspect soigné et aux décors importants, elles sont mêmes parfois intégrées au séjour. Les deux premières fenêtres ci-dessous sont superposées dans le même immeuble de deux étages, rue du Capitaine Escudié. Sur le premier vitrail présenté on trouve, au centre des croisillons, un motif floral jaune ou bleu en relief qu’on reverra, plus important, dans la première grande demi-rosace en bas de page. Les deux vitraux ci-dessous représentent la même verrière photographiée, depuis la rue la nuit et depuis l’intérieur de la maison le jour. Boulevard de Strasbourg Georges Pauilhac était le fils de Claire et frère de Juliette et Geneviève. Avant de codiriger l’entreprise Job avec sa mère et ses beaux-frères Calvet et Marsan, il était passionné par les armes du Moyen âge. Pour abriter sa collection, il fait construire, dans la cour du 72 bd de Strasbourg, un bâtiment néo-renaissance.Derrière le chevalier, on trouve la cage d’escalier donnant, à gauche, sur une grande pièce avec des fenêtres de dimensions réduites qui sont équipées de vitraux incolores – encore à losanges assemblés au plomb – comportant un petit médaillon décoré de morceaux de verre colorés. Dans le bâtiment principal, à droite, quelques grandes fenêtres sont équipées de verrières à losanges en verre incolore (entre 1898 et 1905). Boulevard de Strasbourg, dans la cour de l’immeuble Job- Bâtiment construit début 20ème pour abriter la collection d’armes de Georges Pauilhac Gallerie d’images

Un peu de technique du vitrail

Petit patrimoine – Les vitraux Un peu de technique du vitrail Après 1880 l’importance du marché du vitrail religieux décroit, elle est en partie compensée par l’ouverture du marché civil pratiquement oublié depuis les Romains. Les techniques vont évoluer avec deux écoles qui s’affrontent : • La plus classique utilise la baguette de plomb* pour assembler et souligner les formes et les couleurs des différents morceaux de verre (*Ex fabricant de plomb et néanmoins lecteur Ph. Pradère apporte les précisions suivantes : Le plomb est utilisé sous forme d’alliage en particulier avec le bismuth pour baisser la température de fusion et pour ne pas trop chauffer les verres (eutectique pour les spécialistes) – rien à voir avec Paul Bismuth … Au moyen âge les verriers utilisaient l’acide urique pour attaquer le verre et y accrocher les pigments: on raconte qu’on faisait manger des pigeons à tous les repas aux prisonniers et on collectait les urines: malheureusement beaucoup de prisonniers ne supportaient pas le régime…) • La plus moderne cherche au contraire à mettre en valeur le travail du peintre qui dispose sur une plaque de verre des oxydes métalliques qui seront ensuite cuits à plus de 600° et feront des émaux plus ou moins transparents .Mais, dès le moyen-âge, on a utilisé la peinture comme technique, en particulier en grisaille qui permet de rendre le relief. Le verre utilisé est très varié. Plat au départ, il peut être plus ou moins travaillé de façon :  • manuelle (dépolissage par sablage ou acide, meulage, gravage…) • mécanique par passage à la sortie du four sous un rouleau métallique qui porte le relief ainsi reproduit de façon répétitive. Si le verre a été préalablement enduit d’une couche d’émail on peut obtenir, comme avec de l’acide, des dessins répétitifs (verre mousseline). Jaune d’argent : en bas couleur anthracite avant cuisson, en haut couleur ambre après cuisson à 650° (atelier Bataillou) Le verre peut être utilisé en une ou plusieurs couches. Les morceaux peuvent être assemblés au plomb ou au cuivre, dont les rubans moins épais laissent plus de visibilité aux motifs peints (montage Tiffany, à partir de 1880). Le verre américain est un verre façonné après dépôt de couleur et cuisson pour faire varier la transparence (verres Tiffany en particulier), c’est une technique nettement plus chère. On a trouvé, pendant longtemps, des papiers à coller sur les vitres des portes et fenêtres imitant des vitraux ou le verre imprimé. Beaucoup de maisons conservent encore ces fameux papiers. Galerie d’images Les étapes de la fabrication d’un vitrail LA MAQUETTECette opération est le préalable à l’exécution d’une verrière. La maquette doit donner l’idée du vitrail achevé et elle est une proposition pour le maître d’œuvre ou le commanditaire potentiel. Exécutée généralement à l’échelle de 1/10, elle doit comporter le dessin des armatures de fer qui divisent le vitrail en panneaux ainsi que sa composition chromatique et graphique. LA COLORATIONLa coloration est essentielle pour la fabrication d’un vitrail ; c’est l’opération qui permet au peintre verrier d’établir son plan de coloration en fonction de la situation et de la destination du vitrail dans l’édifice. Les couleurs se choisissent d’après un nuancier comprenant tous les échantillons de verres de couleur dont dispose le maître verrier. LE CARTONLe peintre verrier établit ensuite un carton en grandeur d’exécution, c’est-à-dire à la taille exacte du vitrail. Tout doit être soigneusement tracé ainsi que les mesures exactes des panneaux divisant la baie. LE CALQUELe peintre verrier met sur le carton un calque et relève le tracé des plombs suivant leur axe en traçant les lignes qui déterminent la coupe des pièces de verre. Puis ce calque est reporté à l’aide d’un papier carbone ou un papier fort, c’est le tracé. Avant de retirer le calque, chaque panneau est numéroté, ainsi que chaque pièce afin de retrouver la position exacte de la pièce tout au long de l’exécution du vitrail. L’opération achevée, on sépare les différents dessins. Le carton est affiché au mur et servira de repère pendant tout le temps que durera la fabrication du vitrail. LE CALIBRAGECette étape consiste à préparer les formes des pièces qui devront ensuite être coupées dans les verres. On découpe à la lame les contours des panneaux et les pièces à l’aide de ciseaux à double lame. Chaque pièce découpée s’appelle un calibre. LA COUPEDepuis la Renaissance, le verre est coupé à l’aide d’un diamant. Auparavant, les maîtres verriers et les ouvriers se servaient d’un fer porté au rouge. Le diamant suit les contours du calibre maintenu par les doigts sur le verre. Le grugeoir sert à corriger les éventuelles imperfections. On passe alors sur les contours une pierre à égriser, ou une lime, pour éviter les coupures. La pièce coupée doit être accompagnée de son calibre. Elle est ensuite posée sur un plateau. LA PEINTUREL’artiste procède à la pose de la peinture après avoir procédé à une mise en plombs provisoire avec de la cire. Le peintre se sert d’une matière noire ou brune nommée grisaille.La grisaille est une poudre d’oxyde de fer ou de cuivre à laquelle on ajoute un fondant. Elle est étendue à l’eau ou au vinaigre additionné de gomme arabique ou d’essence grasse. Cette préparation doit avoir une consistance différente suivant les effets à obtenir. Elle se pose aussi avec divers pinceaux qui ont chacun un usage précis.Aujourd’hui il existe des grisailles de différentes couleurs, ce qui n’était pas le cas au Moyen Age. Elles sont généralement préparées à l’eau et mélangées à de la gomme arabique.Chaque peintre a ses propres méthodes de pose de grisaille, c’est ce travail qui définit une partie de son talent. Le peintre sur verre peut recourir aujourd’hui à d’autres méthodes quant à la pose de la peinture. LE SERTISSAGEAppelé aussi « mise en plomb » se fait lorsque les pièces sont prêtes ; le « chemin de plomb » détermine l’organisation du réseau et l’ordre du montage des pièces ; il dessine le motif du vitrail. On utilise des plombs sous forme de baguette en forme de H.Lorsque tous les plombs sont assemblés le réseau

Les loggias, ou oriels

Petit patrimoine – Les vitraux Les loggias, ou oriels Institut Cervantes Rue des Chalets, l’Institut Cervantes occupe un bâtiment qui a été modifié en 1911 avec l’ajout, en  façade, d’une tour porche, d’une terrasse et de différents éléments décoratifs sur une construction 19ème. Le porche est doté d’un très joli décor art nouveau surmonté de fenêtres à vitraux qui closent un boudoir attenant à la chambre des époux Couret, propriétaires à l’époque. C’est maintenant une salle de réunion où ont lieu les cours donnés par l’Institut. Ce boudoir a trois ouvertures en plein cintre qui ont toutes reçu un décor de vitraux. Ce sont des vitraux assez simples et dépouillés, représentant des tiges aux extrémités desquelles s’épanouissent des fleurs dont le cœur est un cabochon de verre de couleur. Les vitraux latéraux sont en verre mécanique ou imprimé ; ils présentent un relief régulier pour masquer la vue contrairement au vitrail principal qui n’a pas de vis à vis. Le décor est également en verre à relief pour accrocher la lumière. Ce décor est très représentatif de l’Art Nouveau. (voir la Gazette des Chalets n°31) Rue des Chalets, 1916 Vitrail central pour un oriel qui en comporte deux latéraux plus étroits. On reste ici dans le vitrail classique, chaque changement de couleur est souligné d’une baguette de plomb. Rue d’Orléans, 1925 Bow-window art nouveau tardif très réussi. Un poisson ne déparerait pas dans cette mise en scène qui immerge le spectateur dans une douce lumière semi-aquatique. Un bon argument de vente utilisé par les verriers d’alors : la douceur de la lumière flatte le teint des femmes… Oriel au premier étage rue Christophe Colomb. Vers 1890 Ce décor présente -par rapport à un axe vertical- une symétrie respectée par la couleur des fleurs (observez les fleurs, bleues ou rouges). Il est particulièrement riche et intègre sans effort la treille au premier plan. Il rappelle beaucoup le travail précédent. Le soleil rasant  illumine l’intérieur qui renvoie la lumière vers la partie basse, et vers l’objectif, une chance ! Rue des Chalets, vers 1908 Prise depuis un balcon voisin, la photo de cette véranda sur jardin laisse à peine deviner la forme trapézoïdale de l’avancée centrale (12 vitraux en tout). Boulevard Matabiau. Début 20ème Encore un décor riche dans le dessin et les teintes utilisées. Pour isoler l’intérieur, cet oriel est soigneusement doublé, les montants du doublage se confondent dans cette vue avec les montants en bois du travail original. La lumière, fournie par un lustre, fait ressortir des couleurs chaudes. Cette verrière a été photographiée ensuite depuis l’intérieur et avec une lumière naturelle. Photo 1 : L’immeuble date du début du siècle (Masquet architecte), mais le décor intérieur est plutôt 1930, ce qui se retrouve dans la verrière du premier étage ci-dessous. Hôtel après sa construction, le bâtiment a été transformé en appartements vers cette époque.Photo 2 : Boulevard Matabiau. Début 20ème, Masquet architectePhoto 3 ; Le dormant de la verrière est en verre à relief, l’ouvrant au centre en verre lisse en dehors des motifs jaunes ou mauves.Photo 4 : Même immeuble, cette verrière, située à l’étage au-dessus a également été photographiée depuis l’extérieur puis, grâce à l’accueil des habitants, de l’intérieur. Rue Claire Pauilhac, 1922 Plus qu’un oriel, une véranda, signée Francis Chigot, verrier à Limoges en 1922, mais très connu dans la France entière jusqu’en 1960, date de sa mort. Composée d’éléments symétriques et répétitifs, cette verrière de dimensions exceptionnelles laisse entrer l’ensemble du jardin dans la maison ; on ne sait plus vraiment dire si on est dedans ou dehors, magique !

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