Portes avec impostes

Petit patrimoine – Les vitraux Portes avec impostes De nombreux ensembles ont été dessinés dans une même harmonie, fin 19ème ou début 20ème siècle. On en trouve surtout dans le carré près du canal entre les rues de la Concorde et Matabiau, et quelques uns rue de la Balance / Chalets ou encore rue du Capitaine Escudié. La partie vitrée des portes d’entrée d’immeuble est dotée de grilles dont le dessin suit parfois précisément celui du vitrail, voire le complète heureusement. Le verre utilisé est majoritairement à relief (mécanique ou imprimé) pour masquer la vue depuis la rue. Rue des Chalets, vers 1890. Le verre de la porte est en relief (verre imprimé ou mécanique) Rue Volta, vers 1900. Très joli ensemble avec cabochons, cives, grille… Bd Matabiau, ici encore une complémentarité intéressante entre vitrail et grille Rue du capitaine Escudié Rue de Coulmiers Rue de la Concorde, 1905 Commissaire Philippe, maison à côté de la précédente Rue des Chalets : deux portes successives en entrant. Architecte Cournac, début 20ème. rue Franc, fin 19ème Rue du capiatine Escudié Détail de la porte précédente : une fleur sort du disque supérieur Rue Volta, avant 1900 Bd Matabiau Entrée bd Matabiau (22). Les murs sont peints à la main. Très jolie grille 1900, mais seule l'imposte est équipée… Rue de la Balance, 1908 (remontage) Reconstitution à partir de l'imposte et d'un des vitraux démontés suite au bris. Cre Philippe Rue Roquelaine, 1907 Rue des Chalets : vue depuis la cage d'escalier vers la rue Rue de la Concorde Rue Volta, vers 1880 Les grilles de la porte précédente épousent étroitement le dessin du vitrail la porte peinte en bleu précédente mais vue de l'intérieur Bd Matabiau (intérieur) Rue Saint-Hilaire (sous un passage vers le jardin) Rue Agathoise, 1890 Rue du Cre Philippe. La porte est en contrebas du séjour, l'imposte au décor plus riche au niveau des yeux. la porte peinte en bleu précédente mais vue de l'intérieur Rue Saint-Honest, 1900. La vue intérieure révèle un dessin et une palette inhabituels dans le quartier. Rue des Chalets : porte sur rue, vue intérieure. La grille est une part essentielle du décor.

Mystérieuses impostes

Petit patrimoine – Les vitraux Mystérieuses impostes Parfois une imposte surmonte une porte d’entrée qui ne comporte pas de vitre, ou seule l’imposte est éclairée. Le passant se trouve en face d’un pavé de lumière qui renforce la pénombre qui l’entoure, la façade alors disparait mais la place du rêve augmente… Toutes les impostes photographiées sont uniques (mais les menuiseries souvent identiques), on est loin de la fabrication en (petite) série constatée avec les antéfixes et les lambrequins et, à un moindre degré, les mascarons (liens à venir). Rue de la Balance 17, Louis et Gabriel Gesta ont habité la maison vers 1895-1905 Rue de la Balance 17, Louis et Gabriel Gesta ont habité la maison vers 1895-1905 rue Saint-Hilaire, vers midi Rue Saint-Hilaire. Remarquez le rôle des cives bleues dans cette faible lumière (22 heures) Rue des Chalets, en matinée depuis l'intérieur Rue des Chalets, en soirée Rue Mérimée Rue Franc Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau, extérieur nuit Bd Matabiau, même maison (intérieur, jour) Rue Perbosc Rue des Chalets, photo intérieure Rue des Chalets, photo extérieure Rue Volta ? Rue de la Concorde Rue du Cre Philippe Bd Matabiau Rue Franc Rue d'Orléans Rue Perbosc, 1911 rue Volta (1906) Rue de la Concorde Rue de la Concorde Rue Franc Rue du Printemps Rue Godolin – Architecte Cournac 1923 rue Franc Rue Ingres, fin 19ème Bd Matabiau Rue Volta, 1910 Maison du Commissaire Philippe Bd Matabiau, vers 1900 Rue du Capitaine Escudié. Masquet arcitecte, 1910 Rue Volta Bd Matabiau Bd Matabiau, photo intérieure rue Volta, de jour, couleurs renforcées Même imposte, rue Volta. La jolie grille intérieure masque un peu trop le dessin. rue Volta rue Volta Rue du Printemps Rue Volta rue Saint-Honest, photo intérieure de la totalité de la porte page précédente Rue du Printemps, vue extérieure Rue du Printemps (1903), vue intérieure Avenue Honoré Serres, à 50 mètres de l'atelier Gesta, 1904. Rue Volta Rue Volta rue de la Balance, de jour, couleurs renforcées rue Matabiau Rue Volta (?)- Même dessin que rue du Printemps rue de Coulmiers, Masquet archi, 1926 ? rue de Coulmiers, même que précédente, mais vue de l'ntérieur Bd Matabiau, fin 20ème. Rue Ingres, vers 1900 Rue de Chateaudun

L’église Saint-Hilaire

Petit patrimoine – Les vitraux L’église Saint-Hilaire Henri Guérin (1929-2009), avec Colette son épouse et leurs cinq enfants, s’installe à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse en 1961. C’est là, dans son atelier ouvert sur un jardin, qu’il réalise, toujours en solitaire, ses vitraux en dalle de verre et ciment aux compositions généralement abstraites. L’œuvre vitrail de Henri Guérin est immense et comporte plus de cinq cent cinquante références, dans des édifices religieux, des bâtiments civils, des demeures privées et lieux publics, essentiellement en France mais aussi à l’étranger (Suisse, Canada, USA, Japon, Cameroun etc..). Ci-dessous, des citations d’Henri Guérin extraites de son site internet henriguerin.com : La lumière« Depuis toujours la lumière est ce qui m’intéresse le plus, au calme ou en mouvement avec ses accents d’ombre qui donnent au vitrail sa gravité spécifique, joie mesurée, contenue. Le vitrail, c’est pour moi comme les mains sur le visage, la lumière filtre entre les doigts, espace à l’intérieur pour le silence. » La matière« Le verre a ses limites, comme tout matériau. Il a des qualités spécifiques, angulaires, fragiles, instables dans la lumière, matière rude et somptueuse à la fois dont il faut se méfier pour les effets faciles. Je joue la coloration dans la masse, taillant dans son épaisseur pour dégrader vers la clarté, pour le passage d’un ton sur un autre, créant de grandes souplesses harmoniques. »

Portes-fenêtres sur jardin et vérandas

Petit patrimoine – Les vitraux Portes-fenêtres sur jardin et vérandas Premier degré du vitrail : des simples verres de couleurs, souvent très gaies, équipent une imposte au-dessus de la porte donnant sur l’extérieur (rue Ingres, vers 1890). On parle alors plutôt de vitrerie. Le verre utilisé est souvent plat puisqu’on n’a pas besoin de masquer la vue qui donne sur un espace privé, le jardin. On peut remarquer que les verriers ont travaillé en utilisant des couleurs complémentaires. Les ombres colorées projetées sur les murs ou le sol ravissent les enfants (moi aussi…) Très jolie composition qui s'ouvre sur une cour boulevard d'Arcole. Les passages vers les jardins ont des portes très ornées, mais certaines ont disparu. Les couleurs utilisées se retrouvent souvent d’un porche à l’autre. Rue de la concorde vers 1884 Bd d'Arcole Bd d'Arcole Rue des Chalets. Seule l'imposte a gardé des couleurs Rue Saint-Henri. La peinture a été bien choisie. Rue Ingres, fin 19ème Rue de la balance, 1908 Rue Perbosc, vers 1905 Rue Saint-Henri, vers 1870. On se serait volontiers passé du grillage. (Photo R. Pech) Avenue H. Serres Rue de la Balance. Fin 19ème. Des initiales sur fond dépoli ont été ajoutées à l'imposte Les impostes en verre coloré Elles sont innombrables dans le quartier, et comporte souvent une zone centrale en verre mousseline. Les formes sont également très variées même si les principes géométriques du dessin sont finalement peu nombreux. Une seule imposte moderne, curieusement dans une maison qui a peut-être été habitée par Saint-Blancat quand il s’est installé dans le quartier en 1905. Voici quelques images prises la nuit, on peut facilement continuer à photographier ces compositions très décoratives. Qui s’y colle ? Une bonne bouteille en récompense !  

Les médaillons

Petit patrimoine – Les vitraux Les Médaillons Ces portraits peints sont enchâssés dans la partie supérieure d’une porte d’entrée. Les autres médaillons forment le centre d’une verrière. On comprend l’importance de la formation suivie aux Beaux-Arts par beaucoup des maîtres verriers.  1870 / 1880 / 1908 / 1915 (?) Bd d'arcole Bd d'arcole Rue Ingres, figure de la Renaissance française (?) Aigle à deux têtes, rue de la Balance Croix de Lorraine, rue de la Balance RG, pour Rech-Borde, couple propriétaire de la maison rue Perbosc en 1913. Commissaire Philippe Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau Bd Matabiau VG, pour Victor Gesta, prénom porté par deux générations successives Rue Claire Pauilhac, initiales du ou des premiers propriétaires Rue des Chalets, avant 1900 Rue de la Balance (importation après 1980)

Vitraux intérieurs

Petit patrimoine – Les vitraux Vitraux intérieurs Parfois les portes qui séparent deux pièces sont aussi équipées de vitraux, et même de très grands vitraux s’il s’agit de portes doubles dont l’ouverture permet de transformer deux pièces de dimension moyenne en une très grande. On peut les apercevoir de la rue si on est attentif, mais il est impossible de les photographier.Alors on compte sur vous pour nous aider, merci. Boulevard d’Arcole, vers 1870 Bordures rouge-blanc-jaune à motif répétitif et écoinçons en forme de fleur. La cage d’escalier s’ouvre sur le séjour, lui-même éclairé par des vitraux. On regarde l’entrée depuis un grand vestibule (rue Volta, 1906) Au travers de la porte ci-dessus, on distingue l’imposte au-dessus de la porte d’entrée Rue Godolin – Cournac – 1923 Séparation dans le couloir Rue du capitaine Escudié Porte de séparation entre vestibule et cuisine. Rue du Printemps (1902-1903) Dessin inhabituel avec les quatre cives regroupées dans le haut. Les entrelacs rappellent une imposte rue de la Balance dans l’immeuble de Gabriel Gesta (n°17). Séparation entre vestibule et puits de jour (maintenant salle de bain). Rue d’Orléans Recto-verso d’une porte d’entrée de cuisine, le grain des verres utilisés et la différence de luminosité a des conséquences importantes sur la perception des couleurs. Rue Volta Porte de séparation entre vestibule et cuisine. Le motif se retrouve sur beaucoup d’impostes, mais jamais tout à fait identique. Importantes différences de nuances selon l’éclairage. rue du capitaine Escudié Deux portes ont été supprimées à l’intérieur de cette maison. Les vitraux ont été récupérés et montés sur des portes de placard. Le montage photo ci-dessous a été réalisé à partir d’une des portes. rue Claire Pauilhac – deuxième moitié 19ème Trois paires de portes  intérieures. Utilisation de verre sablé et/ou gravé à l’acide pour les deux premières. Vitres peintes pour les suivantes en vis à vis, le fer forgé joue un rôle important pour la dernière paire également placée en vis à vis dans un couloir. Rue du capitaine Escudié, vers 1895 Eclairage artificiel en bas de cette double porte qui ne sert plus qu’au décor. Cives ouvragées et médaillon avec diable peint en jaune (oxyde d’argent). Rue Volta, vers 1910 Imposte au-dessus d’une porte de salle de bain.Cette jolie porte sépare l’entrée sur rue du vestibule. Rue Perbosc, vers 1905 Entre la porte sur rue et le couloir, une verrière dans une porte double forme une entrée. Monogramme RB (Rech – Bordes, couple qui acquit la maison en 1913. Peut-être est-ce le même Bordes Bernard, négociant, qui a racheté le château après la mort de L-V. Gesta en 1894 ?). Beau travail sur cette maison construite par Dandrac entre 1902 et 1909. Le terrain appartenait auparavant à Louis Gesta, troisième fils du maître verrier, fondateur de la manufacture avenue Honoré Serres. Verres gravés à l'acide, multicouches, monogrammés VG pour Victor Gesta. L'agrandissement permet de souligner l'entourage du rectangle par une remarquable couleur jaune doré. Chaque losange ou triangle dans la partie… Trouvé dans le grenier de la maison au moment d'un cghangement de propriétaire et remonté dans une porte-fenêtre donnant sur… Boulevard Matabiau, vers 1880 Cette jolie porte sépare l’entrée sur rue du vestibule. Boulevard Matabiau, vers 1880 Maison voisine de la précédente, porte de séparation entre l’entrée sur rue et le vestibule. Salle de bains Peu de décors originaux. La maison de Berthe Gesta n’a conservé que deux vitraux, dont un peint avec minutie ; il éclaire encore la salle de bain à travers un décor largement aquatique. Cette maison est voisine de celle des jeunes Gesta (Louis et Gabriel) qui font, depuis le 17 rue de la Balance, concurrence à leur ainé Henri Louis-Victor qui a conservé l’atelier du père maître verrier (actuellement garage de réparation automobile avenue Honoré Serres).   Les hirondelles annoncent le printemps, mais un peu de soleil réveillerait la scène de ruines. Probablement 1908. Supprimer les boiseries de la photo permet d'imaginer plus précisément le "carton" du peintre. Salle de bains rue Claire Pauilhac

Dans les cages d’escalier

Petit patrimoine – Les vitraux Dans les cages d’escalier Dans les immeubles civils comportant plusieurs étages la cage d’escalier a souvent permis la pose de vitraux importants en hauteur. En revanche les motifs sont plutôt géométriques et répétitifs. Cependant certaines cages d’escalier font partie d’une entrée à l’aspect soigné et aux décors importants, elles sont mêmes parfois intégrées au séjour. Les deux premières fenêtres ci-dessous sont superposées dans le même immeuble de deux étages, rue du Capitaine Escudié. Sur le premier vitrail présenté on trouve, au centre des croisillons, un motif floral jaune ou bleu en relief qu’on reverra, plus important, dans la première grande demi-rosace en bas de page. Rue du capitaine Escudié Rue du Capitaine Escudié, même cage d'escalier que photo précédente Les deux vitraux ci-dessous représentent la même verrière photographiée, depuis la rue la nuit et depuis l’intérieur de la maison le jour. Rue des Chalets, photo extérieure Rue des Chalets, photo intérieure Boulevard de Strasbourg Georges Pauilhac était le fils de Claire et frère de Juliette et Geneviève. Avant de codiriger l’entreprise Job avec sa mère et ses beaux-frères Calvet et Marsan, il est passionné par les armes du Moyen âge. Pour abriter sa collection il fait construire dans la cour du 72 bd de Strasbourg un bâtiment néo-renaissance.Derrière le chevalier on trouve la cage d’escalier donnant, à gauche, sur une grande pièce avec des fenêtres de dimensions réduites qui sont équipées de vitraux incolores -encore à losanges assemblés au plomb- comportant un petit médaillon décoré de morceaux de verre colorés. Dans le bâtiment principal, à droite, quelques grandes fenêtres sont équipées de verrières à losanges en verre incolore (entre 1898 et 1905).   Boulevard de Strasbourg, dans la cour de l’immeuble Job- Bâtiment construit début 20ème pour abriter la collection d’armes de Georges Pauilhac Petite rue Saint-Lazare (angle pl. Jeanne d'Arc). Fenêtre condamnée de l'intérieur, probablement cage d'escalier. Rue des Chalets, plus de trois mètre de hauteur (vers 1880) Impasse Mas Rue du Commissaire Philippe rue du Capitaine Escudié – 1910 Rue d'Orléans, 1925 Une verrière entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Rue Claire Pauilhac, probablement milieu 19ème. Même escalier, éclairage zénithal. Rue des Chalets Rue de la Balance, en montant l'escalier, on arrive dans un couloir éclairé…

Un peu de technique du vitrail

Petit patrimoine – Les vitraux Un peu de technique du vitrail Après 1880 l’importance du marché du vitrail religieux décroit, elle est en partie compensée par l’ouverture du marché civil pratiquement oublié depuis les Romains. Les techniques vont évoluer avec deux écoles qui s’affrontent : La plus classique utilise la baguette de plomb* pour assembler et souligner les formes et les couleurs des différents morceaux de verre (*Ex fabricant de plomb et néanmoins lecteur Ph. Pradère apporte les précisions suivantes : Le plomb est utilisé sous forme d’alliage en particulier avec le bismuth pour baisser la température de fusion et pour ne pas trop chauffer les verres (eutectique pour les spécialistes) – rien à voir avec Paul Bismuth … Au moyen âge les verriers utilisaient l’acide urique pour attaquer le verre et y accrocher les pigments : on raconte qu’on faisait manger des pigeons à tous les repas aux prisonniers et on collectait les urines : malheureusement beaucoup de prisonniers ne supportaient pas le régime…) La plus moderne cherche au contraire à mettre en valeur le travail du peintre qui dispose sur une plaque de verre des oxydes métalliques qui seront ensuite cuits à plus de 600° et feront des émaux plus ou moins transparents .Mais, dès le moyen-âge, on a utilisé la peinture comme technique, en particulier en grisaille qui permet de rendre le relief. Le verre utilisé est très varié. Plat au départ, il peut être plus ou moins travaillé de façon :  manuelle (dépolissage par sablage ou acide, meulage, gravage…) mécanique par passage à la sortie du four sous un rouleau métallique qui porte le relief ainsi reproduit de façon répétitive. Si le verre a été préalablement enduit d’une couche d’émail on peut obtenir, comme avec de l’acide, des dessins répétitifs (verre mousseline). Jaune d’argent : en bas couleur anthracite avant cuisson, en haut couleur ambre après cuisson à 650° (atelier Bataillou) Le verre peut être utilisé en une ou plusieurs couches. Les morceaux peuvent être assemblés au plomb ou au cuivre, dont les rubans moins épais laissent plus de visibilité aux motifs peints (montage Tiffany, à partir de 1880). Le verre américain est un verre façonné après dépôt de couleur et cuisson pour faire varier la transparence (verres Tiffany en particulier), c’est une technique nettement plus chère. On a trouvé, pendant longtemps, des papiers à coller sur les vitres des portes et fenêtres imitant des vitraux ou le verre imprimé. Beaucoup de maisons conservent encore ces fameux papiers. exemples Dans une salle de bains, un vitrail est placé au-dessus de la baignoire (à gauche – Rue Ingres, vers 1914).… La photo montre une grande variété de types de verre, avec un relief qui suit souvent le dessin comme sur… Verre mécanique ou imprimé. "Verre" mousseline en papier à coller (vers 1920). On parle maintenant de vitrophanie (en plastique). les détails de fleurs illustrent la diversité des verres utilisés (cathédrale, martelé, vagues, nuages…) (1908). même type de fleur mais traitement différent (vers 1880). Éclairage électrique. Les vitraux sont attachés par des tourillons en plomb… l'image pourrait évoquer une éruption solaire… la grille de cette porte d'entrée suit très fidèlement le dessin du vitrail (ou l'inverse ?) Les étapes de la fabrication d’un vitrail LA MAQUETTECette opération est le préalable à l’exécution d’une verrière. La maquette doit donner l’idée du vitrail achevé et elle est une proposition pour le maître d’œuvre ou le commanditaire potentiel. Exécutée généralement à l’échelle de 1/10, elle doit comporter le dessin des armatures de fer qui divisent le vitrail en panneaux ainsi que sa composition chromatique et graphique. LA COLORATIONLa coloration est essentielle pour la fabrication d’un vitrail ; c’est l’opération qui permet au peintre verrier d’établir son plan de coloration en fonction de la situation et de la destination du vitrail dans l’édifice. Les couleurs se choisissent d’après un nuancier comprenant tous les échantillons de verres de couleur dont dispose le maître verrier. LE CARTONLe peintre verrier établit ensuite un carton en grandeur d’exécution, c’est-à-dire à la taille exacte du vitrail. Tout doit être soigneusement tracé ainsi que les mesures exactes des panneaux divisant la baie. LE CALQUELe peintre verrier met sur le carton un calque et relève le tracé des plombs suivant leur axe en traçant les lignes qui déterminent la coupe des pièces de verre. Puis ce calque est reporté à l’aide d’un papier carbone ou un papier fort, c’est le tracé. Avant de retirer le calque, chaque panneau est numéroté, ainsi que chaque pièce afin de retrouver la position exacte de la pièce tout au long de l’exécution du vitrail. L’opération achevée, on sépare les différents dessins. Le carton est affiché au mur et servira de repère pendant tout le temps que durera la fabrication du vitrail. LE CALIBRAGECette étape consiste à préparer les formes des pièces qui devront ensuite être coupées dans les verres. On découpe à la lame les contours des panneaux et les pièces à l’aide de ciseaux à double lame. Chaque pièce découpée s’appelle un calibre. LA COUPEDepuis la Renaissance, le verre est coupé à l’aide d’un diamant. Auparavant, les maîtres verriers et les ouvriers se servaient d’un fer porté au rouge. Le diamant suit les contours du calibre maintenu par les doigts sur le verre.   Le grugeoir sert à corriger les éventuelles imperfections. On passe alors sur les contours une pierre à égriser, ou une lime, pour éviter les coupures. La pièce coupée doit être accompagnée de son calibre. Elle est ensuite posée sur un plateau. LA PEINTUREL’artiste procède à la pose de la peinture après avoir procédé à une mise en plombs provisoire avec de la cire. Le peintre se sert d’une matière noire ou brune nommée grisaille. La grisaille est une poudre d’oxyde de fer ou de cuivre à laquelle on ajoute un fondant. Elle est étendue à l’eau ou au vinaigre additionné de gomme arabique ou d’essence grasse. Cette préparation doit avoir une consistance différente suivant les effets à obtenir. Elle se pose aussi avec divers pinceaux qui ont chacun un usage précis. Aujourd’hui il existe des grisailles de différentes couleurs, ce qui

Les loggias, ou oriels

Petit patrimoine – Les vitraux Les loggias, ou oriels Institut Cervantes Rue des Chalets, l’Institut Cervantes occupe un bâtiment qui a été modifié en 1911 avec l’ajout, en  façade, d’une tour porche, d’une terrasse et de différents éléments décoratifs sur une construction 19ème. Le porche est doté d’un très joli décor art nouveau surmonté de fenêtres à vitraux qui closent un boudoir attenant à la chambre des époux Couret, propriétaires à l’époque. C’est maintenant une salle de réunion où ont lieu les cours donnés par l’Institut. Ce boudoir a trois ouvertures en plein cintre qui ont toutes reçu un décor de vitraux. Ce sont des vitraux assez simples et dépouillés, représentant des tiges aux extrémités desquelles s’épanouissent des fleurs dont le cœur est un cabochon de verre de couleur. Les vitraux latéraux sont en verre mécanique ou imprimé ; ils présentent un relief régulier pour masquer la vue contrairement au vitrail principal qui n’a pas de vis à vis. Le décor est également en verre à relief pour accrocher la lumière. Ce décor est très représentatif de l’Art Nouveau. (voir la Gazette des Chalets n°31) Rue des Chalets, 1916 Vitrail central pour un oriel qui en comporte deux latéraux plus étroits. On reste ici dans le vitrail classique, chaque changement de couleur est souligné d’une baguette de plomb. Rue d’Orléans, 1925 Bow-window art nouveau tardif très réussi. Un poisson ne déparerait pas dans cette mise en scène qui immerge le spectateur dans une douce lumière semi-aquatique. Un bon argument de vente utilisé par les verriers d’alors : la douceur de la lumière flatte le teint des femmes… Oriel au premier étage rue Christophe Colomb. Vers 1890 Ce décor présente -par rapport à un axe vertical- une symétrie respectée par la couleur des fleurs (observez les fleurs, bleues ou rouges). Il est particulièrement riche et intègre sans effort la treille au premier plan. Il rappelle beaucoup le travail précédent. Le soleil rasant  illumine l’intérieur qui renvoie la lumière vers la partie basse, et vers l’objectif, une chance ! Rue des Chalets, vers 1908 Prise depuis un balcon voisin, la photo de cette vranda sur jardin laisse à peine deviner la forme trapézoïdale de l’avancée centrale (12 vitraux en tout). Boulevard Matabiau. Début 20ème Encore un décor riche dans le dessin et les teintes utilisées. Pour isoler l’intérieur, cet oriel est soigneusement doublé, les montants du doublage se confondent dans cette vue avec les montants en bois du travail original. La lumière, fournie par un lustre, fait ressortir des couleurs chaudes. Cette verrière a été photographiée ensuite depuis l’intérieur et avec une lumière naturelle. Photo 1 : L’immeuble date du début du siècle (Masquet architecte), mais le décor intérieur est plutôt 1930, ce qui se retrouve dans la verrière du premier étage ci-dessous. Hôtel après sa construction, le bâtiment a été transformé en appartements vers cette époque.Photo 2 : Boulevard Matabiau. Début 20ème, Masquet architectePhoto 3 ; Le dormant de la verrière est en verre à relief, l’ouvrant au centre en verre lisse en dehors des motifs jaunes ou mauves.Photo 4 : Même immeuble, cette verrière, située à l’étage au-dessus a également été photographiée depuis l’extérieur puis, grâce à l’accueil des habitants, de l’intérieur. Rue Claire Pauilhac, 1922 Plus qu’un oriel, une véranda, signée Francis Chigot, verrier à Limoges en 1922, mais très connu dans la France entière jusqu’en 1960, date de sa mort. Composée d’éléments symétriques et répétitifs, cette verrière de dimensions exceptionnelles laisse entrer l’ensemble du jardin dans la maison ; on ne sait plus vraiment dire si on est dedans ou dehors, magique !

Le château du Verrier, ou les Verrières, ou Castel-Gesta

Petit patrimoine – Les vitraux Le château du Verrier, ou les Verrières, ou Castel-Gesta Difficile de ne pas commencer par LE monument historique du quartier, donc par les Verrières du château construit par Louis-Victor Gesta*, maître verrier de 1848 à 1894. Mais d’abord une définition (Direction de l’Architecture et du Patrimoine : Manuel de conservation des vitraux): Le vitrail est un ensemble de pièces de verre découpées en formes diverses selon un dessin préétabli, translucides ou transparentes, colorées ou non, et maintenues entre elles par un réseau métallique (le plus souvent du plomb). Les pièces de verre peuvent recevoir un décor de grisaille, jaune d’argent, émaux, gravure, peinture à froid. Le mot vitrail recouvre donc une technique et non un objet. La verrière est la fermeture en verre d’une baie ou d’une partie de baie… Elle peut être réalisée suivant diverses techniques… Nous devrions donc ici parler de verrières, comme le château, et pas de vitraux. Mais on ne se refait pas facilement. L’aspect du château a été voulu magique pour abriter (et vendre) des vitraux qui ne le sont pas moins. La salle des Illustres est au sud (gauche du bâtiment) au premier étage, la salle d’exposition au nord (droite du bâtiment), toujours au premier. Vitraux de la salle des Illustres (d’après Lise Enjalbert, extrait des Mémoires de l’académie des sciences, Inscriptions et belles lettres, vol. 151- 1989). Les vitraux ont probablement été réalisés entre 1860 et 1890. Photos prises en 2006 avant la rénovation (et pendant un des squats). Nous n’avons pas pu visiter l’intérieur du château depuis sa rénovation extérieure, incluant celle des vitraux, sans réfection des manques. Merci à l’Atelier du Vitrail (Limoges), chargé de la restauration des vitraux, qui a retrouvé l’information concernant le vitrail de l’Abbé Sicard dans un cartouche parmi les débris du vitrail. L’ADV est l’atelier dont le précurseur fut Francis Chigot (1879 – 1960), célèbre maître-verrier auteur de la très grande véranda décrite en fin de page loggias. Benoit Xll pape né à Toulouse mort en 1404. (Les parties inférieures ont été retirées pour laisser entrer la lumière… Jean des Pins, évêque de Rieux (1470-1537) Auger Férier, médecin royal (1513-1588) Antoine de Paulo, grand maître de Malte (mort en 1536) Catel, historien (1560-1626) Lafaille, capitoul (1616-1711) Qui est le personnage barbu et couronné avec pendeloques qui va sauver le monde, en médaillon au dessous du Christ… Qui est le personnage barbu et couronné avec pendeloques qui va sauver le monde, en médaillon au dessous du Christ… Scènes de la vie de la Vierge dans les trois grands vitraux à voute gothique Scènes de la vie de la Vierge dans les trois grands vitraux à voute gothique Scènes de la vie de la Vierge dans les trois grands vitraux à voute gothique Escalier avec jolie rampe en fer forgé. Le vitrail à droite donne sur la cour vitrée. Vitraux de la salle des Illustres – Après restauration (2018)