Petit patrimoine – Les vitraux

Vitraux sur séjour

Boulevard d’Arcole, vers 1870

Deux fenêtres entouraient une baie décorée d’iris aujourd’hui disparus. Elles laissent deviner le paysage au second plan, et, à gauche, une magnifique porte cochère représentée plus loin.

Rue des Chalets, vers 1880

Dans la même pièce, une fenêtre et une porte-fenêtre donnant sur le jardin. Même décor sobre, lumière très douce (orientation nord et ouest).

Rue Volta, vers 1910

Les vitraux de la double fenêtres (à gauche) sont les originaux de 1910. En 1960, une copie d’un vantail de la fenêtre est demandé (à droite). Les couleurs n’ont pu être reproduites à l’identique mais l’harmonie est préservée.

Rue Roquelaine, 1907

Contrairement à celui des feuilles entourant le décor, le dessin des fleurs d’iris est très réaliste. Elles ne sont liées que par un fil. Porte donnant sur le jardin

Rue du Capitaine Escudié, vers 1910

Deux vitraux symétriques encadrent ici le conduit de la cheminée du salon. Vue de l’intérieur le jour.

Ci-dessous, même maison, même pièce : vue de l’extérieur en début de soirée, puis de l’intérieur vers midi.

Architecte Masquet et fil.

Rue des Chalets, vers 1910

Photo intérieure,  Architecte Joseph Galinier (?)

Rue de la Balance, 1908

Deux maison jumelles ont été construites par le même architecte E. Frézouls en 1908, pour lui-même et pour sa sœur.

Vitraux, peintures murales, mosaïques au sol.

Rue du Commissaire Philippe, vers 1900.

Remarquer la persistance du cadre rouge grenat, mode ou marque de fabrique?

Même maison, à l’étage au-dessus.

Super la photo, on croirait connaitre ces dames tellement leur expression nous est proche.
On voit que le vitrail est presque neuf (les soudures brillent beaucoup). La rue Leyde (maintenant Commissaire Philippe) s’est bâtie surtout entre 1896 et 1906, voire 1911 (57 habitants en 1896, 178 en 1906, 199 en 1911). La photo pourrait avoir été prise en 1912, cette date figurant sur une des boites de plaques photosensibles retrouvées dans le grenier.

Rue de la Balance, 1908

Maison de Berthe Gesta (ou maison voisine), fille de Louis Victor Gesta. Verre lisse au centre de la fenêtre, verre mécanique pour les motifs floraux.

Les fils Gesta étaient également verriers, l’aîné, Henri-Louis-Victor, dans les ateliers occupés par le père avant son décès, les autres 17 rue de la Balance (voir l’extrait de l’Express du Midi en début de page Les-vitraux). Ils se sont fait une concurrence féroce visible dans les communiqués publicitaires paraissant dans les journaux et annuaires de l’époque (à gauche extrait de l’Express du Midi en 1895). Ils semblent réconciliés après la faillite de l’ainé vers 1901.

Le vitrail a sans doute été réalisé par un des frères de Berthe.

Rue Franc

Photos Patrizia Ciambelli

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rue Godolin, 1923

 

Cournac : architecte et propriétaire. Très beau dessin ici pour cette maison remarquable et protégée dans le PLU.

Pour faire ressortir les détails on a dû pousser la saturation ce qui explique les différences de couleur sur la grille en bas de l’image.

Rue Saint-Hilaire, vers 1925

L’utilisation alternée de morceaux de verre lisses / grumeleux renforce les contrastes dans la luminosité, effet également recherché avec l’inclusion de cabochons. Avec ce décor, contemporain du précédent, on arrive ici au style Arts décoratifs.

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Rue des Chalets, 1895.

Verrière signée A. Doumerc. Visibles depuis la rue. A la facture classique des vitraux s’est opposé le procédé des vitraux peints. Pour cette très grande verrière, le verrier a décalqué sur chaque carré de verre le dessin aquarellé du maitre verrier avant de déposer la peinture cuite ensuite au four. Ce grand décor (3m x 2 environ) occupe une bonne partie d’un des murs du séjour. On distingue les immeubles de l’autre côté de la rue.

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Rue Claire Pauilhac, vers 1870.

Une « grisaille » bien encadrée. décor d’architecture à l’antique habité par une colombe et son nid et agrémenté de plantes fleuries. Pas de siganture visible, dommage. La peinture des plantes au premier plan se décole de la grisaille.

Sur le côté gauche de la verrière précédente, d’autres fenêtres s’ouvrent sur des volets malheureusement coincés en position basse . Même atelier inconnu.

Rue du Commissaire Philippe.

Double porte entre séjour et véranda. Dessin précis et motif précieux vont de paire. Du vase aux anses dorées semble sortir un visage composé de l’ouverture du vase lui-même pour la bouche, de la tige au-dessus pour le nez et des feuilles pour des yeux énigmatiques……

rue d’Orléans 1925

Salle à manger. Le décor ci-dessous présente, comme beaucoup d’autres de la même époque, un motif floral aux deux extrémités, plus important en bas, et une partie centrale qui s’élargit à hauteur des yeux.

rue Commissaire Philippe, vers 1880

Cette façade est entièrement équipée de vitraux de modèles proches. Sur la photo on distingue des stries sur les parties centrales du vitrail, elles sont dues au plafond ouvragé de la pièce derrière la fenêtre (voir la page peintures murales).

Sur la seconde photo, même immeuble mais fenêtre au premier étage en fin d’après-midi.

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rue Claire Pauilhac.

Cette verrière n’est pas datée, elle est postérieure à 1932. Le style est assez proche d’une loggia bd Matabiau. Ancien élève du père Gesta, Louis Saint-Blancat a eu beaucoup d’adresses a Toulouse : 7 puis 9 rue Saint-Etienne, puis 67 rue Riquet, puis 8 rue Bachelier (1886), puis boulevard 11 Matabiau (1905), puis 36 rue Volta (1911). Il a été actif de 1880 à 1911 ; verrières datées jusqu’en 1932(avec H. Moulenc). Henri Moulenc, associé, lui succède en 1932.

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boulevard Matabiau,  1890

Au rez-de-chaussée, le décor du jardin s’intègre dans celui du vitrail. Au premier étage le haut de la haie apparait dans le même dessin (dû, probablement, à l’atelier Gesta).

 Rue de la Concorde, vers 1905

Deux portes-fenêtres perpendiculaires (nord-ouest / nord-est) dans la même pièce, vers 10h30. Certains motifs rappellent beaucoup les précédents, géographiquement très proches.

bd Matabiau, vers 1900

Grande baie dans une maison, doubles-vitres côté boulevard. Petit mélange exubérant de chardons et clématites. Les formes des végétaux sont plus naturelles que celles, plus stylisées, des verrières vues précédemment.

Ce décor pourrait annoncer le retour de Saint-Blancat, ancien élève du père Gesta, dans le quartier, tout à côté au numéro 11. Beaucoup de soins dans les détails : on trouve les mêmes chardons en décoration sous le balcon qui surmonte cette verrière (à gauche).

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Rue Volta.

Double porte (reconstituée) donnant sur le jardin. Les vitraux au centre ont été remplacés par des vitrages transparents pour laisser entrer la lumière ; ils équipent maintenant une double-porte permettant l’accès à la cuisine. Côté rue, le salon est éclairé par une verrière décorée de guirlandes de liseron. Entre les deux, une double porte dont le dessin rappelle le motif côté jardin. 

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rue du Commissaire Philippe, vers 1880

Travail soigné, très bon état de conservation.

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Boulevard Matabiau, vers 1900

La façade sur jardin d’un immeuble est, sur trois niveaux, équipée de vitraux comportant un médaillon (six fenêtres).

Bd Matabiau, vers 1880.

Même pièce de séjour, même jardin. Les portes-fenêtres sont séparées de 2 mètres environs. Les médaillons sont reproduits dans la page éponyme.

22 Rue du Commisaire Philippe, vers 1900

La maison où a vécu le Commissaire Philippe est particulièrement représentative de l’art nouveau (avec une inspiration flamande dit urban-hist). Les vitraux donnant sur l’extérieur sont très intéressants. On ne peut malheureusement qu’en avoir une vue partielle.

La maison, en mauvais état, mériterait une rénovation. Nous essayons de motiver la Mairie afin qu’elle soit restaurée et qu’on puisse enfin honorer la mémoire de ce héros de la Résistance que fut Jean Philippe.

RUE et année inconnues

Des carrés et des cives (disques) accueillent en médaillon des écussons avec croix d’Anjou (ou de Lorraine) et aigle à deux têtes. Vue depuis la rue puis de l’intérieur.

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Complémentaires, des petits vitraux sur séjour peuvent éclairer ponctuellement une zone de la pièce ou un meuble, leurs dimensions restreintes peuvent surprendre dans un grand volume.

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42 bd de Strasbourg, première moitié du 19ème

(Immeuble daté par urban-hist sans plus de précision…) Le dessin sur la première fenêtre n’est pas habituel dans le quartier. Les fleurs représentées semblent des liserons géants (volubilis ?), dont on peut deviner les nervures en zoomant.Les formes des fleurs du décor suivant semblent proches mais les feuilles sont très différentes. Puis au-dessous on trouve un décor à base d’iris.

Enfin le vitrail peint fait penser aux scènes japonisantes très à la mode à partir de 1875.Le style, plutôt fin de siècle, semble un peu éloigné du début 19ème.

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