L’histoire de la fontaine de la Poésie Romane

Découvrez pourquoi cette fontaine ne représente pas Clémence Isaure, muse des Jeux Floraux et lisez l’histoire du sculpeur qui l’a imaginée, Léo Laporte-Blairsy.

Photos anciennes

Photos anciennes On a souvent chez soi des vieilles photos de famille ou des cartes postales oubliées longtemps dans un tiroir. Elles sont en général trop peu nombreuses pour construire un panorama du quartier. Mais si on s’y met tous, on doit pouvoir en brosser un portrait assez détaillé. Si c’est une carte postale, c’est bien ! Mais c’est sans doute mieux si c’est une photo plus personnelle !! Alors à vous ! Cherchez bien, vous avez sûrement quelques quelques clichés cachés chez vous ou quelque part chez un proche. Vous pouvez envoyer un mail en indiquant le lieu photographié, l’éditeur si c’est une carte postale, et comment on peut reproduire la photo avant de la publier sur le site. Vous pouvez également voir les archives de l’INA sur « La vie à Toulouse il y a cinquante ans » : https://www.youtube.com/watch?v=w-Ea8cx2nUY archives-canal-1860 Toulouse_minimes_canal_du_midi_postcard tlse-monumentaleetpittoresque1842 Porte_des_Minimes_à_Toulouse_-_Fonds_Ancely_-_B315556101_A_MERCEREAU_4_006 pont-ecluse-minimes-1780 PontDesMinimes-01 Pont des Minimes crédit Archives des Toulousains de Toulouse petit train villemur-16 petit train labastide pescofis peniche-minimes-depuis-ouest passerelle-1915 P1040314-gaudion canal P1000444 négreneys-bateau-12 negreneys-bateau-2 négreneys-bateau minimes-pont-écluses lavoir-P1000462 lavoir-début20ème Charger plus d'images Fin des photos

De la petite à la grande histoire

Plusieurs habitants ont évoqué le quartier pendant la drôle de guerre, l’occupation et la libération. Voici quelques autres informations issues des quotidiens La Dépêche et La Garonne.

Naissance de la Résistance à Toulouse

De 1996 à 1998, La Gazette a publié un certain nombre d’articles racontant la Résistance en faisant appel aux souvenirs des habitants du quartier. Louis Vaquer, ancien résistant de 93 ans, qui habite rue Roquelaine, complète ici de ses intéressants souvenirs.

Jean phillipe commissaire

Le 15 janvier 1943, le commissaire de police Jean Phillipe démissionnait car il refusait de « persécuter des israëlites ». Recherché par la police de Vichy, puis condamné à mort par un tribunal militaire en mars 1944, il fut exécuté à Karlsruhe le 1er avril 1944.

Les Job et les Pauilhac

L’histoire de l’entreprise JOB est indissociable de celle des familles Bardou et Pauilhac.

Jean et Jules Léotard

Découvrez la vie de Jules Léotard, gymnaste, professeur à l’Ecole Royale d’Equitation, qui crée en 1859 un établissement sportif rue de la Concorde et de son fils Jules, l’inventeur du trapèze volant.

19e siecle

L’histoire du quartier chalets-Roquelaine au 19ème siècle Projet de 1844 (Bonnal) – Les remparts ont été détruits entre 1828 et 1830 Plan de 1847 (Bellot) Une occasion manquée Comme d’autres grandes villes françaises, Toulouse est entrée au XIXème siècle dans l’ère de l’urbanisme, mais ce fut à sa manière faite de prudentes audaces et de demi-mesures, à l’image d’une bourgeoisie plus rentière qu’industrieuse. Le processus de construction du quartier Chalets-Roquelaine est assez révélateur de cet état d’esprit qui a longtemps marqué la «ville rose» avant que la modernité ne la projette tardivement mais sûrement dans le troisième millénaire. Tel que nous le connaissons aujourd’hui, notre quartier a été urbanisé entre 1860 et 1900 et fut le produit d’une occasion manquée, rattrapée par l’initiative privée. L’urbanisme toulousain avait démarré lentement au XIXème siècle, par l’achèvement des projets d’«embellissement» lancés au siècle précédent par Mondran et Saget. Ce n’est que sous la Restauration et au début de la Monarchie de Juillet, que furent achevés, sous la conduite des architectes Virebent et Urbain Vitry la place du Capitole, la place Lafayette (Wilson) prolongée par les allées du même nom et l’aménagement du jardin des Plantes. Mais vers 1830, Toulouse gardait encore l’aspect d’une ville ancienne, corsetée dans ses murailles, au milieu d’un espace essentiellement rural. Si on se reporte au cadastre de 1829, on constate que l’espace situé au nord, entre les remparts et le canal, et désigné sous le nom de faubourg Arnaud-Bernard, est encore occupé par des terrains maraîchers, traversés par des chemins vicinaux. Seule la route de Paris est bordée de maisons basses, selon une ligne à peu près continue. Dans les années 1840, trois événements importants conduisent les municipalités de l’époque à s’intéresser à cet espace. La démolition des murailles et le tracé d’une suite de boulevards circulaires, terminés en 1846, qui permettent à la ville de mieux respirer, puis l’installation, en face de l’Arsenal, d’un quartier d’artillerie (caserne Compans) en 1842, et l’annonce de l’arrivée du chemin de fer au faubourg Matabiau laissant présager des activités nouvelles. L’architecte de la ville, Bonnal, dresse alors un plan général d’extension qui concerne toute la zone située entre les allées Lafayette et les casernes. Au centre du dispositif, notre futur quartier est doté de plusieurs voies en quadrilatère, ordonnées autour de deux places d’assez bonnes proportions. Malheureusement cet intéressant projet ne verra pas le jour. La crise financière de 1846-1847 , des dissensions municipales et les incertitudes politiques empêcheront sa réalisation. Seul le quartier Bayard sera partiellement réalisé, selon ce plan, autour de l’actuelle place Belfort. Pour l’ancien faubourg Arnaud-Bernard, la nature ayant horreur du vide, c’est l’initiative privée qui prendra le relais, mais en sacrifiant l’espace public. Tout de même : une jolie place, quelques vieux platanes et un bac à sable pour les enfants… Comme dirait le Toulousain Sylvain Augier : «Faut pas rêver»! Extrait de la Gazette N°16 – Hiver1998 Le charme discret de la petite bourgeoisie. Après l’échec du projet Bonnal, il fallut attendre l’époque du Second Empire pour assister à un démarrage de l’urbanisation de l’ancien faubourg Arnaud-Bernard, sous l’effet de deux facteurs importants . L’arrivée du chemin de fer, effective en 1856, tout d’abord : Toulouse, sur la ligne Bordeaux-Sète, était désormais raccordée au réseau national et la construction de la gare Matabiau par la Compagnie du Midi laissait augurer d’importantes mutations dans les faubourgs environnants. Ensuite, une progression démographique sans précédent ; en quelques décennies, de 1860 à la fin du siècle, la population toulousaine devait tripler, passant de 60 000 à 150 000 habitants. L’essentiel de cet accroissement spectaculaire fut absorbé par la première ceinture de faubourgs, entre boulevards et canal. Cependant, les municipalités conservatrices de l’époque vont se désintéresser de ces secteurs pour reporter leurs efforts sur la modernisation des quartiers bourgeois du cœur de la vieille ville. La politique urbaine s’est alors concentrée sur la réalisation de projets haussmanniens qui aboutiront au percement des rues d’Alsace-Lorraine et de Metz, au prix de nombreuses destructions et de quelques fructueuses opérations soutenues par des banquiers belges. L’urbanisation périphérique, destinée à accueillir l’habitat de la petite bourgeoisie et des populations ouvrières a été abandonnée aux mains de la spéculation privée. Dans le faubourg Arnaud-Bernard, le futur quartier Chalets-Roquelaine va donc se construire sous la forme de lotissements spontanés qui se sont insérés directement dans la trame des chemins ruraux préexistants. Les propriétaires divisaient eux-mêmes les terrains leur appartenant, après les avoir éventuellement rachetés à d’autres particuliers. Ils se chargeaient, à leurs frais, des travaux d’aménagement (tracé des voies, pavage, adduction d’eau et de gaz) et revendaient les lots à bâtir à une clientèle composée en majorité de petits bourgeois et d’employés. Il était nécessaire d’obtenir au préalable une autorisation municipale et de respecter une réglementation élémentaire fixant l’alignement et la largeur des rues (6m jusqu’en 1888, 10m ensuite). Mais cette réglementation a été plus ou moins bien observée dans certains lotissements dont les voies resteront privées, jusqu’à ce que la municipalité accepte de les inclure dans le domaine public; ces circonstances expliquent aussi la présence de quelques impasses. Entre le chemin de Pouzonville (l’actuelle rue des Chalets) et le chemin de la Poudrière (rue de la Concorde), on dénombre ainsi pas moins de six opérations d’envergure, dont la plus importante à l’angle des boulevards a comporté l’ouverture de cinq rues. Elle est due à l’initiative d’un gros propriétaire foncier, Béteille, qui fut aussi à l’origine de plusieurs autres opérations dans le secteur de la rue Raymond IV. Une seule opération a donné lieu à une véritable concertation entre la mairie et le propriétaire lotisseur, un certain Roquelaine. La rue privée qui porte son nom fut  « rectifiée » et raccordée aux frais de la municipalité aux voies publiques existantes. Deux types d’habitat vont dominer. Le long des artères principales seront édifiés des immeubles de rapport sur deux ou trois étages, avec, parfois, en fond de parcelle une « chartreuse » en rez-de-chaussée; à l’intérieur des îlots, on trouve plutôt des maisons unifamiliales à un étage à

18e siècle

L’histoire du quartier chalets-Roquelaine au 18ème siècle Plan du canal royal de Toulouse à Renneville – 1774 Plan du canal royal de Toulouse à Renneville – 1774 Reprenant à son compte la vieille idée de réunir Atlantique et Méditerranée, Riquet démontre que les eaux disponibles dans la Montagne Noire sont suffisantes pour alimenter un canal entre Toulouse et Agde. Persuadant Colbert de sa capacité à mener à bien une telle entreprise, il obtiendra l’adjudication des différents lots composant le canal et des ouvrages qui en permettront l’accès. Il deviendra, d’ailleurs, propriétaire du fief créé à l’occasion qui inclura toutes les installations concernant le canal, et donc le territoire où le canal est creusé ainsi que les francs-bords, soit une largeur courante d’une soixantaine de mètres. Cette parcelle définit la dernière frontière du quartier, fermant ainsi le quadrilatère ébauché par les remparts et les « faubourgs » Arnaud Bernard et Matabiau (voir la Gazette n°14). Il s’en est d’ailleurs fallu de peu que le tracé passe plus près de la ville, voire sous le rempart. Mais les Toulousains, un peu méfiants vis-à-vis d’un projet aussi novateur, ont préféré l’éloigner un peu. Les travaux commencent à Toulouse le 1er janvier 1667, et sont menés tambour battant : 7200 travailleurs (dont 600 femmes) creusent, déblaient, transportent la montagne de terre pour ouvrir la première tranche. En mai 1668 le canal rejoint la rigole qui amène les eaux de la Montagne Noire, la mise en eau a lieu en janvier 1670. Les ouvrages d’art dans le quartier sont peu nombreux : une écluse au niveau des faubourgs, qui vont du rempart au-delà du canal grâce à un pont. Chacune de ces écluses sera dotée, dans le courant du 18ème siècle, d’un moulin situé sur une dérivation à gauche en descendant vers la Garonne. Riquet meurt en 1680 avant l’achèvement de la deuxième partie et son fils lui succède. A partir de 1681 le trafic s’organise rapidement, à l’aide des « barques » appartenant, au début, exclusivement au canal. Le vin et les alcools constituent l’essentiel du trafic « montant» vers Toulouse, une grosse part continuant jusqu’à Bordeaux par le fleuve. Dans l’autre sens on trouve surtout des céréales qui vont vers les ports méditerranéens. Mais il existe aussi un trafic plus local, constitué d’huile, de savon, de poisson séché, de vêtements, et de produits de consommation diverse. Il y a également pour les voyageurs une barque de poste qui fait des aller-retours entre Toulouse et Castelnaudary. On embarque au port Saint Étienne, qui, trop petit pour le trafic, sera doublé par le port Saint Sauveur. Au-delà, on doit changer de bateau, plusieurs fois si on veut poursuivre son voyage jusqu’à la mer.   Carte du canal royal de la province de Languedoc/Garipuy Dans l’autre sens, pour aller vers Bordeaux, il faudra attendre 1852 pour que le canal latéral permette des trajets moins aléatoires que la Garonne, au cours irrégulier. Le trafic global du canal du Midi a d’ailleurs souffert de l’absence de continuité entre Bordeaux et Sète, empêchant le développement des échanges internationaux espérés initialement.Pourtant la région en général a connu au 18ème siècle un développement important de sa prospérité, dont une partie relève probablement des facilités offertes par le canal, continuellement bénéficiaire. Toulouse s’est, pour sa part, étendu du côté de Saint Etienne, en construisant entre la ville d’alors et le port des entrepôts s’étendant de l’emplacement actuel de la rue Caraman jusqu’au pont de Saint Sauveur. Mais quels bénéfices notre quartier a-t-il pu en retirer ? A priori peu de choses: au vu des plans, il semble que l’urbanisation se renforce le long des chemins menant à Montauban et Albi. En revanche on distingue peu de nouveaux bâtiments à l’intérieur; le magasin à poudre de la rue de la Concorde (emplacement actuel des n°71-73) fait pendant au magasin à tabac situé près de l’écluse Bayard. Sur le plan de ville ci-dessus (1774) on distingue des arbres plantés le long du canal.  Le quartier semble s’être endormi à l’abri de sa nouvelle frontière : les chemins vers Launaguet (rues actuelles de la Balance, des Chalets et même du Printemps), ceux vers Aucamville (rue de la Concorde principalement) ont été coupés par la voie d’eau, et ne joueront plus de rôle moteur pour le développement urbain. Les passerelles pallieront beaucoup plus tardivement (20ème siècle) cette interruption, visant plus à relier l’urbanisation naissante au-delà du canal à la ville que l’inverse. Le quartier restera avant tout un secteur de jardins, comme au siècle précédent, et deviendra ainsi une sorte de réserve foncière pour le siècle suivant. A. Roy Extrait de la Gazette N°15 – Automne 1998

17e siecle

L’histoire du quartier chalets-Roquelaine au 17ème siècle Zoom sur le quartier Chalets-Roquelaine Plan de Toulouse par Melchior Tavernier ( cliquez pour agrandir) Voici, concernant notre quartier, la partie du plan que Melchior Tavernier établit en 1634. La ville, dessinée en perspective, semble relativement précise à l’intérieur du rempart. Saint-Sernin porte fièrement son clocher qui nous servira de repère à travers les trois siècles pendant lesquels le quartier, délimité par les boulevards, l’avenue Honore Serres, le canal et la rue Matabiau, se façonnera jusqu’à prendre sa physionomie actuelle. Sur ce plan existent déjà deux des frontières : en arc de cercle, le rempart, de la porte Matabiau (repère G) en haut à droite, à la porte Arnaud Bernard en bas du cadre. Ce mur est ponctué de trois tours de guet, et de la porte de Pouzonville (H) qui se trouvait en face de l’emplacement actuel du grand immeuble 2 boulevard d’Arcole. Le rempart est bordé d’un fossé à l’extérieur, et d’une rue à l’intérieur. L’ensemble deviendra boulevard au début du 19ème siècle.  en bas à gauche le faubourg Arnaud Bernard (actuelle avenue Honoré Serres), conduit, à travers le « gardiage » (pour l’essentiel des jardins), au couvent des Minimes, alors entouré de murs. On distingue un triangle enserré d’une part par le faubourg, d’autre part par un chemin à l’emplacement probable de la rue Casanova, et enfin par une amorce de boulevard. Le canal sera creusé à la fin du siècle à la pointe nord de ce triangle. Depuis le couvent, un chemin part vers l’est jusqu’à un carrefour se situant au droit de la porte Matabiau d’où, curieusement, on ne voit sortir aucune allée. En revanche, le chemin qui part sur la gauche conduit vers une « Croix de Monrabé» et devrait préfigurer la route de Lavaur (ou d’Albi ?). Le gardiage qui entoure la ville est représenté de façon très imprécise, sans respect des proportions. On y trouve très peu de maisons, des haies, quelques arbres et quelques allées ou chemins. Un rôle important semble joué par les « moulins à roue pour arroser les jardins », dont on peut voir encore un lointain descendant mis en valeur avenue des Minimes. Plan de Toulouse par Jouvin de Rochefort Le second plan du 17ème siècle (en noir et blanc) est celui de Jouvin de Rochefort (1679 probablement), qui abandonne souvent une perspective cavalière pour un tracé plus précis des surfaces. Le cartouche, en haut à gauche, masque malheureusement une grosse part du quartier, mais beaucoup d’éléments peuvent nous intéresser. D’abord on y apprend qu’un marché au bétail se tenait en face de la porte Arnaud Bernard, dont la place perpétue aujourd’hui la tradition des marchés. On y voit également un chemin à l’emplacement actuel de la rue de la Balance (qui conduisait vers Launaguet). Dans cette zone l’urbanisation semble déjà commencée, les pâtés de maisons sont représentés par les mêmes zones ombrées utilisées pour l’intérieur des remparts. La porte de Pouzonville était murée, mais on devine, vers la gauche, l’esquisse d’une rue des Chalets entourée de deux maisons, ainsi qu’un embryon probable pour la rue de Queven. Enfin on trouve plus à l’est un début de place Jeanne d’Arc (également bâtie) en face de la porte  « Matebiou » et, au delà, une rue pour accéder au  « faux bourg Matebiou ». Voilà la troisième  « frontière » du quartier, près de laquelle on peut distinguer particulièrement la rue Saint-Lazare, un semblant de rue Claire Pauilhac, la rue des Moutons… Pour que le quartier existe il manque encore un élément qui joindra les trois autres. Ce sera fait à la fin de ce siècle qui voit, à quelques pas de là, le canal se creuser… A. Roy Extrait de la Gazette N°14 – Eté 1998