Un été très calme a mis à mal la trésorerie déjà fragilisée par des travaux imprévus et autres aléas administratifs et financiers.
Aujourd’hui, Amélie et Lysiane lancent, du 15 septembre au 30 octobre, une campagne de financement participatif sur Ulule.
Voir le lien de pré-inscription : https://fr.ulule.com/sauvons-cette-tres-belle-librairie-a-toulouse/coming-soon
Participons au financement (50 000 € nécessaires), achetons des livres, parlons-en autour de nous, mobilisons nos réseaux.
Nous avons besoin de vous pour sauver La Librairie.
Une réalité économique difficile
La trésorerie d’une librairie, c’est un équilibre précaire.
Et la nôtre, on le dit sans détour, est en train de vaciller.
Un départ avec des obstacles
Notre projet a été accompagné et financé par notre banque.
Pour autant, il n’a bénéficié d’aucune subvention de la part des organismes paritaires du livre.
Cela a induit que nous avons dû assumer seuls :
– la valeur d’achat du stock initial : 50 000 € pour constituer le fonds
– et 20 000 € supplémentaires pour élargir l’offre à la période de fin d’année, période cruciale pour le secteur.
Lorsque nous avons ouvert La Librairie., nous sommes partis avec un handicap : deux mois de retard par rapport à la date prévue d’ouverture (travaux, dérogations administratives…), et une ligne de travaux imprévue et incompressible : l’installation d’un plafond coupe-feu indispensable pour plus de 15 000€.
Voilà ce qui a constitué, de fait, une impossibilité de réaliser du chiffre d’affaires sur les deux premiers mois (soit un prévisionnel de 30 000 €) et un « allègement » de 15 000€ sur notre trésorerie existante.
Au total – 45 000€.
Un projet porté par l’amour et la passion
La Librairie. a été écrite par amour et avec amour.
Elle transpire cet amour dans ses choix, dans ses détails, dans sa manière d’accueillir.
C’est un lieu pensé pour durer, pour vibrer, pour relier.
Une aventure familiale
Depuis un an et demi, nous œuvrons sans relâche pour faire exister ce lieu, mais aussi pour accompagner ce qui reste notre entreprise principale : notre vie de famille.
Élever nos trois filles, les voir pousser, les soutenir, avec, on l’espère, une présence de qualité, et, c’est certain, un amour inconditionnel.
Une entreprise exigeante
Ce projet La Librairie., c’est l’autre grande aventure.
Un projet entrepreneurial, concret, exigeant, que nous avons mené en parallèle de notre projet de vie, et qui, pour tenir debout, demande de l’ancrage, de l’enracinement, de la solidité, de la rigueur — et beaucoup de lucidité.
Et aussi, il faut bien le dire, beaucoup de courage.
Une situation qui s’est fragilisée
Jusqu’à il y a encore trois mois, nous parvenions à assurer le paiement de nos charges fixes et à honorer nos engagements auprès de nos fournisseurs et prestataires, malgré un démarrage avec peu de marge de manœuvre.
Mais l’été a porté un coup supplémentaire à un équilibre déjà mis à mal, fragilisant notre trésorerie au moment où chaque euro comptait.
Des choix assumés
Dans cette période délicate, nous avons fait des choix clairs :
– Continuer à faire du commerce
– Satisfaire nos clients
– Honorer notre rôle d’employeurs
– Assurer le versement des salaires
Et pour donner le maximum de chances au projet, Lysiane et moi avons fait un autre choix fort :
Nous ne nous rémunérons pas.
Un engagement pris dès le départ, en toute lucidité.
Une rentabilité structurellement faible
Malgré une fréquentation croissante et un chiffre d’affaires en développement, une qualité de communication et une chouette programmation évènementielle, les marges sur la vente de livres restent trop faibles pour compenser ce déficit initial de trésorerie, et nous n’avons pas pu, de fait, continuer à enrichir notre gamme de produits complémentaires à meilleure rentabilité (jeux, jouets, carterie).
Il faut aussi dire une chose essentielle : le commerce du livre est l’un des commerces qui génère le moins de marge. La rémunération d’un libraire, c’est quelques centimes par livre vendu.
Autant dire qu’il faut en vendre beaucoup — énormément — pour espérer équilibrer les comptes.
Ce modèle repose sur un principe structurant : la loi Lang, qui fixe un prix unique du livre partout en France.
Elle protège les lecteurs, les éditeurs et les libraires des politiques de prix sauvages.
Mais elle signifie aussi qu’aucune concurrence ne peut se faire sur les prix — uniquement sur la sélection, le conseil, l’accueil, le lieu.
Ce n’est pas un problème : c’est un choix fort de société.
Mais cela explique pourquoi, dans ce secteur, la moindre fragilité économique peut devenir un vrai défi.
Une campagne vitale
Alors on ne tourne pas autour du pot : il nous faut 50 000 € pour sauver La Librairie.
Nous lançons donc une campagne Ulule du 15 septembre au 30 octobre, avec un premier palier à 20 000 €.
Cette campagne, si elle atteint son objectif, nous permettrait de réinjecter une ligne de trésorerie vitale :
– Apurer les retards de paiement
– Réapprovisionner le stock
– Faire nos commandes de fin d’année — période clé pour le livre
– Redonner de l’élan à un projet qui fonctionne
Et pendant ce temps, on continue de créer et de proposer
En septembre, octobre et novembre, nous proposons une programmation riche, vivante avec des auteur.e.s au rayonnement national.
En septembre sera mis en ligne notre site internet marchand.
C’est notre façon de vous dire que nous ne lâchons rien.
C’est le symbole de notre créativité, de notre combativité, de cette force douce qui nous pousse à continuer, coûte que coûte.
Comment vous pouvez nous aider :
– Relayer la campagne Ulule dès qu’elle sera en ligne sur vos réseaux sociaux
– En parler autour de vous, au sein de vos réseaux personnels et professionnels
– Accueillir les flyers relayant l’information de la campagne
– Distribuer les flyers que nous mettrons également à disposition à la librairie
– Relayer cette campagne dans les médias, si vous en avez la possibilité
– Et engager, au sein de vos réseaux — associations, collectivités, comités d’entreprise — ou tout simplement autour de vous, les personnes à venir nous rencontrer, découvrir le lieu, et acheter leurs livres chez nous
On s’organise
Nous allons créer des groupes WhatsApp pour nos réseaux proches et envoyer des emails ciblés comme celui-ci dans les jours à venir pour organiser la mobilisation en amont.
Nous profiterons de notre vide grenier de quartier pour distribuer des flyers et animer un stand devant la librairie afin de parler de la campagne Ulule mais aussi de la fragilité des commerces indépendants et particulièrement celui de la librairie.
Une partition à jouer ensemble
C’est dur, on ne va pas se le cacher, mais c’est aussi ça l’entrepreneuriat.
Mais avec Lysiane, nous savons aussi que La Librairie. n’est pas une fausse note.
C’est une partition exigeante, oui — mais qui mérite d’être jouée jusqu’au bout.
Merci d’être là. Merci de croire, vous aussi, que les livres, et les lieux qui les célèbrent, valent qu’on se batte pour eux.
Nous savons que nous pouvons compter sur votre solidarité et nous vous remercions du fond du cœur pour tout ce que vous avez déjà fait.
Ensemble, nous pouvons continuer à faire de cette librairie un lieu vivant et durable.
Merci infiniment pour votre confiance et votre mobilisation.
À très bientôt.
P.S. – On cherche des visages, des voix, des témoignages
Dans le cadre de la campagne Ulule pour mobiliser et sensibiliser, nous souhaitons réaliser une courte vidéo tournée à La Librairie, en racontant ce lieu à travers celles et ceux qui le font vivre.
Nous avons besoin de vos voix et de vos visages : pour parler du lieu, de la qualité de la sélection de livres et programmation évènementielle, de notre travail acharné, de la relation commerciale et de nos précieux conseils, de ce que représente La Librairie. dans le quotidien du quartier, ou tout simplement dans une vie.
Vous êtes client.e, habitant.e du quartier, partenaire commercial.e, commerçant.e, voisin.e ou simple amoureux du lieu ?
Si vous souhaitez et acceptez de participer à ce petit tournage collectif, fait avec amour et à hauteur d’humain, ce sera la semaine du 1er septembre à La Librairie. :
Contactez-nous par retour de mail, passez nous voir ou appelez-nous au 06 64 16 91 37.
Merci d’avance pour votre présence, vos mots, votre sourire.