Petit patrimoine

Les cheminées

Après les vitraux, qui ont fait l’objet d’un recensement en 2016, on peut s’intéresser aux cheminées avant qu’elle disparaissent de nos logements au gré de leur rénovation.

Leur utilisation régulière ne se justifie plus par suite de la généralisation du chauffage central ; de plus, la surface occupée par une cheminée est souvent supérieure à 1 m², et, dans un logement de 4 pièces on peut récupérer 5 m² et 4 pans de mur … après des travaux de maçonnerie parfois un peu lourds (la cheminée va jusqu’au toit !).

Extrait du site pierres-info

Garder la trace d’un savoir faire

Plutôt que de laisser disparaître peu à peu ces témoins du mode de vie du quartier il y a 100 ou 150 ans, on vous propose d’en constituer un catalogue.
Ces ouvrages ont été réalisés par des artisans au savoir-faire disparu mettant en œuvre des matériaux très variés. Ils démontraient ainsi leurs compétences comme ils le faisaient dans le traitement des façades dont les décors servaient aussi de vitrine pour les futurs clients. On trouve, regroupées par segment de rue, des familles d’antéfixes et de mascarons en terre cuite, de lambrequins et de balcons en fonte ou fer forgé, de carreaux ou décorations de céramique…

Un peu de vocabulaire

On ne voit, dans nos logements, que la partie inférieure du dessin. La plupart du temps avec des formes proches les unes des autres, avec une hotte droite jusqu’au plafond et sans socle ni banquette, remis à la mode pour des cheminées à la campagne.

Faute d’imaginer un classement plus pertinent, on propose des regroupements par matériaux utilisés : marbre, terre cuite, pierre, bois, carreaux de faïence. 

Les lecteurs peuvent proposer un classement qui leur semblera plus approprié.

Cheminées en marbre

1540711014
1540711014 (1)
1541517446 (1)
1541517446
1540327874
1550141153
1550141243
1550996412 (3)
1550996412 (6)
1550996412 (7)
1550996412 (8)
1550996412-(1)
1550996412-(2)
1550996412-(5)
1550996412-(10)
1550996412
1550996573 (1)
1550996573
1550996412 (11)
1550996412 (9)
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Cheminées en terre cuite

Ces cheminées sont assez fréquentes dans la région. Les fabriques étaient nombreuses, les catalogues pouvaient proposer des éléments très proches d’un artisan à l’autre. Des artisans peintres savaient très bien imiter les dessins des différents marbres, mais le brillant du marbre est difficile à imiter.

Cheminées avec décor

Château du Verrier.

Marbres mais aussi pierre sculptée comme à la Renaissance, une des cheminées du château du Verrier avant rénovation. La photo (à gauche) a été prise à la sauvette en 2006 pendant le squatt. Le marbre rose se mêle au calcaire dont les sculptures gothiques grimpent jusqu’au plafond . Cette cheminée est un des éléments majeur du décor de la pièce entière.

Restauration pour la cheminée ci-dessous qui date probablement de 1880. Toute la pièce comporte des décors semblables.

Entre 1910 et 1920. Hôtel Pauilhac (Canopé). Ce décor qui allie des matériaux multiples fait penser aux Belges Van de Welde ou Serrurier Bovy avant 1910.

Au dos de la précédente, cette cheminée a été réalisée à la même époque. Elle semble pouvoir être intégrée a un décor plus vaste reprenant les éléments supérieurs entourant le miroir.


La façade d’origine de l’hôtel Pauilhac a été cachée par une façade en béton qui a permis une surélévation de l’immeuble vers 1960.

Cheminées en bois

C’est une cheminée avec un décor réalisé en bois teinté, décor lui même plaqué sur des planches de bois. Le moyen-âge était encore à la mode dans les années 1910. Le heaume posé sur le carrelage répète le dessin du manteau. Il faisait partie d’un décor supérieur également en croisillons.

Cheminées avec carreaux de faïence

Rue Ingres entre 1880 et 1915

Ici le travail de l’artisan se voit particulièrement bien : choix des carreaux de faïence, des moulures, des colonnettes. Le bâti est en briques et plâtre, le dessus du manteau en bois peint ou en marbre (ajouté ?).